Le comité d’entreprise

La grande majorité des CE n’orientent pas leurs activités vers le terrain de l’aide sociale. Lorsque pour les entreprises de plus de 300 salariés une commission sociale fonctionne, se pose assez fréquemment la question du partage des rôles entre les travailleurs sociaux et les élus du personnel. Le problème soulevé est celui de la confidentialité des dossiers et des critères de jugement pour apprécier une situation de détresse.

En s’appuyant sur l’analyse des informations données par l’entreprise, le CE peut identifier les salarié-e-s les plus précaires (rémunération-temps partiel-famille mono parentale-famille nombreuse…).

Pour les salarié-e-s en difficulté par exemple: menace d’expulsion, retard ou coupure d’eau, d’électricité, saisie, menace d’interdit bancaire, maladie, en charge d’enfant handicapé, décès d’un proche… des aides financières sous forme de secours peuvent être allouées. Elles doivent rester exceptionnelles, individuelles et limitées. Elles peuvent être versées au salarié-e ou plus directement à l’organisme (bailleur…). Des aides financières sous forme de prêt et en général sans intérêt et avec un montant limité peuvent aussi être allouées.

Participer à des spectacles, conférences, colonies de vacances, etc.

Payer tout ou partie des cotisations à un régime complémentaire de prévoyance ou de mutuelle lorsque ces régimes sont facultatifs

Payer tout ou partie des études des enfants ou de soutien scolaire

Versement en espèce (mariage, naissance, fêtes…)

Chèques vacances, etc.

Le CE peut insuffler une stratégie de soutien aux salarié-e-s comme par exemple la sensibilisation à la gestion budgétaire, l’aide à la création d’une crèche, la mise en place d’une commission sur les risques psychosociaux, l’illettrisme…

En cas de contrôle URSSAF (possible sur 3 ans) il est recommandé d’établir un dossier relatif à chaque situation (par le CE ou le Service Social de l’entreprise).

Il est important de respecter l’anonymat du salarié-e.